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Sapeurs pontonniers
Au cours de l’évolution qui peu à peu individualisa le Génie, le service des ponts en campagne est resté confié très longtemps à l’Artillerie.Celle-ci cependant lui devenait étrangère, alors que s’affirmait la vocation de l’arme du Génie en matière de communications.
Les équipes de pontonniers sont des unités du génie militaire chargées de mettre en place, sur des cours d’eau, des ponts afin de permettre le franchissement de ceux-ci par les armées.
Cette mission de génie militaire s’avère essentielle dans la guerre de mouvement, au cours de laquelle les armes les plus mobiles (chars, infanterie motorisée ou mécanisée) doivent pouvoir s’affranchir de tous les obstacles naturels pour atteindre leurs objectifs tactiques. Ainsi, chaque Panzerdivision allemandes disposait d’un bataillon de pontonniers.
En France, dans les années 1870, création du 2e régiment d’artillerie-pontonniers (1878) dissout par la loi de réorganisation militaire du 29 juin 1894. Les pontonniers sont remplacés par deux nouveaux régiments du génie, les 6e et 7e régiment qui s’installent respectivement à Angers et en Avignon. Après les lois cadres de 1912 et les circulaires d’applications d’avril 1914, le Génie Français se décida à recréer 2 bataillons de Pontonniers, le 23e et le 24e du 7e régiment du génie. Seul, le 7° R.G regroupe , deux bataillons de pontage d’armée en activité pendant la premiere guerre mondiale.
Les premières formations de ponts lourds furent constituées en décembre 1914, sous le nom d’équipe du Génie Maritime. Au mois d’août 1916, elles furent transformées en Compagnies du Génie Maritime rattachées au 3e régiment du génie, et prirent au 1er janvier 1920, la dénomination de Compagnies de ponts-lourds. Elles furent alors intégrées au 7e régiment du génie.
Durant la Seconde Guerre mondiale, la plupart des ponts étaient constitués de bateaux, pneumatiques ou à coque dure, qui servaient à supporter les travées où passaient les véhicules ou fantassins.
Mais la mise en place des embarcations était une opération difficile et complexe, surtout lorsqu’elle se faisait en première ligne, donc sous le feu ennemi.


