Du siège de Belfort en 1870 – 1871 à l’ossuaire du Père-Lachaise,
Cette brochure vous contera l’histoire d’un homme que la mémoire collective a oublié et qui fut pourtant, avec les troupes qu’il dirigeait, l’un des artisans de la résistance de Belfort et de la renommé de la ville. Capitaine sous les ordres du Colonel DENFERT-ROCHEREAU pendant le siège 1870/1871, il a gêné considérablement la progression des troupes prussiennes en défendant pied à pied, un petit fortin de terre, sans grands moyens, mais avec une intelligence, un courage et une énergie hors du commun. Plus tard, ingénieur, législateur, il a continué à servir la France avec brio, au plan national et à l’étranger.

Recherches historiques et rédaction Christiane GOSSET
Editions de la Caponnière – Septembre 2011
A l’origine une fête populaire, les réjouissances du 14 juillet deviennent militaires pendant le Directoire. Sous Napoléon Ier, la fête perd considérablement de son importance, et il faut attendre la fin du XIXe siècle, et la Troisième République pour que le 14 Juillet revienne à l’honneur. En 1880, la fête de la Fédération devient fête nationale par adoption du Sénat le 28 juin ; un décret du 6 juillet y associe par ailleurs une manifestation militaire. Politiquement, il s’agit de montrer le redressement militaire de la France après la défaite de 1870. En 1880, un défilé militaire, réunissant plusieurs dizaines de milliers de spectateurs et en présence du Président de la République Jules Grévy se déroule sur l’hippodrome de Longchamp. Jusqu’en 1914, la fête du 14 Juillet reste à Longchamp.
Après la Première Guerre Mondiale, le défilé a lieu sur les Champs-Elysées ; en 1919, les maréchaux vainqueurs à cheval — JOFFRE, FOCH et PETAIN — défilent ainsi à cheval sur les Champs pour le « Défilé de la Victoire ». Des unités de vétérans ayant combattu au sein des troupes alliées défilent également. Le défilé passe sous l’Arc de Triomphe, la tombe du soldat inconnu n’étant installée sous l’Arc qu’en 1921.
De 1940 à 1944, aucun défilé militaire n’est organisé à Paris le 14 juillet pour cause d’occupation allemande. Le 14 juillet 1940, les premiers Français libres défilent dans les rues de Londres et en 1942, c’est une compagnie du futur commando KIEFFER des Forces navales françaises libres qui assure le défilé. En 1945, a lieu le premier défilé du 14 Juillet après la Libération. Il se déroule Place de la Bastille où se trouve la tribune officielle mais les troupes motorisées descendent les Champs-Élysées et traversent la capitale. Un autre grand défilé avait eu lieu un mois plus tôt, le 18 juin, sur les Champs-Élysées pour fêter l’anniversaire de l’Appel du 18 juin. En 1946, Hô Chi Minh, alors en visite en France pour participer à la conférence de Fontainebleau, est invité dans la tribune d’honneur.

Photo : DR

Photo DR – C. Dupuis – éditeur – 139, rue Lamarck – Paris.

Photo : Bugas 74, rue de la Fôret Noire – STRASBOURG

Photo : Bugas 74, rue de la Fôret Noire – STRASBOURG

9ème Génie – Section cycliste – Champagne - 2 juin 1917 -
Photo : DR

Établissement de photographie GILETTA frères, Nice.

Lienhart, éditeur – Cliché Thuillier.
Lienhart, éditeur – Cliché Thuillier.
Pour le 5ème régiment du Génie, c’est le temps de l’apprentissage en Métropole que les travaux exécutés en Outre-Mer et en temps de guerre sont autant de preuves de l’efficacité de l’instruction dispensée aux cadres et sapeurs en temps de paix.
Celle-ci incombe à « l’ École Régimentaire des Chemins de Fer », mise sur pieds au Polygone des matelots peu après la création du Régiment avec pour mission d’étudier, de créer, de mettre en oeuvre et d’entretenir le matériel ferroviaire.

Ce qui sera le cas en particulier pour la mise au point des ponts du Commandant Bonnet dont l’expérimentation débute avant la 1ère guerre mondiale et s’achèvera vers 1938 avec le pont Bonnet Schneider type IV ter de 60 mètres de portée.
Les ponts Bonnet-Schneider (BS) représentent un énorme progrès. Ainsi un pont BS IV de 40 mètres de portée peut-être lancé en 24 heures par une compagnie grâce à un ensemble d’apparaux très adaptés. Il faut cinq fois plus de temps, pour un pont Henry de même portée.

Photo : DR – Pont Bonnet-Schneider type IV sur la Sambre (juillet 1919)
Il doit être remarqué que ce sont des officiers du Régiment eux-mêmes qui ont conçu et mis au point, au sein de l’ École des Chemins de fer, leurs principaux matériels : ponts, sonnettes, apparaux, outillages…
Ainsi n’est-il pas étonnant que ce soit un sapeur de chemin de fer, le Général Gillois, qui ait conçu et réalisé, après la dernière guerre un ensemble complet de matériels flottant de franchissement : ponts, bacs… adoptés ou imités dans le monde entier.
Le 12ème Bataillon du Génie est créé en 1946 à SPIRE (Speyer en allemand). Cette ville est un arrondissement au sud du Land de Rhénanie-Palatinat.
Cette création fait suite à une modification du 211ème Bataillon de Ponts lourds.
Il compte dans ses rangs deux compagnies du 151ème Régiment du Génie et comprend également dans ses effectifs un Centre d’instruction créé en 1944 et qui assura les formations de minage et déminage pour les forces armées stationnées en Autriche mais également pour les préparations aux écoles militaires.
Le 1er août 1949, le 12ème Bataillon du Génie est dissout est donne naissance au 12ème Régiment du Génie.

Photo – Edition Georges Wimmers – Bitche ( Moselle)
L’entrée de la caserne Normand
Après l’armistice de juin 1940, dans le cadre de l’Armée d’armistice et reprenant les traditions du 9ème Génie, et crée le 1er août 1940 le 9ème Bataillon du Génie de l’Armée d’armistice, à Roanne à la caserne Combes dont il partage les lieux avec un Bataillon du 5ème Régiment d’ infanterie.
Composé de deux compagnies issues du 13ème Bataillon du Génie, le 9ème Bataillon du Génie met sur pied une compagnie de travailleurs en zone occupée, commandée par le capitaine COSTET.
Le Bataillon est dissout le 27 septembre 1942, après l’invasion de la zone sud par l’Armée Allemande.

LA COURTINE (1942) Fanion du 9ème Bataillon du Génie d’armistice (collection privée.)